Ce qu’il faut mettre dans son cartable…


… pour se sentir à l’aise dans sa peau de prof et dans son établissement.

 
Car mis à part le fameux crayon rouge, la bonne vieille règle en bois et la boîte de bons points, il est des choses qu’il ne faut surtout pas oublier de mettre dans ce beau cartable en cuir flambant neuf offert par maman, au matin de sa première journée d’enseignement. Voici donc une liste non exhaustive de petites choses à penser, qui fera sans doute très bonne figure entre la boîte de crayons de couleur et la patte de lapin porte-bonheur.
 
 
#1 – Première chose, un établissement scolaire n’a rien d’une usine. Ce qu’on y « fabrique » repose beaucoup sur les relations humaines. Il est donc essentiel d’y passer du temps avant et après les cours (il n’y a pas de pointeuse, inutile de filer comme un voleur). Arrive donc un peu en avance le matin (pas facile, d’accord), mange à la cantine le midi quand c’est possible (même si c’est pas bon !). Cela permet de prendre d’autres points de repères dans l’établissement, de s’approprier un peu les lieux, ainsi que de tisser des liens avec tous les collègues. Echanger des points de vue sur les cours, les élèves mais aussi sur le temps qu’il fait et les chaussettes du petit dernier autour d’un bon plat de raviolis en boite arrosé d’un peu d’eau du robinet, y’a que ça d’vrai !
 
#2 – Rends-toi disponible auprès de tes collègues comme de tes élèves, aux interclasses ou pendant une heure de trou dans ton emploi du temps (qui n’est pas une heure de méditation transcendantale, faut-il le rappeler…). Les élèves doivent pouvoir venir te trouver pour toutes sortes de motifs relatifs à ton cours. Alors si quelqu’un frappe à la porte de la salle des profs, cesse de baver et de grogner, va ouvrir ! Sois à l’écoute !
 
#3 – Sois passionné, aies foi en ce que tu fais et reste confiant, mon Petit Scarabée! Surtout ne t’affole pas en cas de baisse de régime ou de moral, ça arrive à tout le monde et ça ne dure jamais bien longtemps. Malgré l’adversité, ce boulot est fantastique. Répète ça 10 fois devant ta glace le matin avant de partir. Par ailleurs, si tu ne crois pas en ce que tu fais, tes élèves n’y croiront pas davantage.
 
#4 – Efforce-toi d’être dynamique et de bonne humeur, positif, car la bonne humeur se transmet. Nous sommes là pour eux! Préfère également le mode de l’humour plutôt que celui de la terreur. Sois bienveillant ! Ce sont des enfants!
 
#5 – Autre qualité importante, la patience. Efforce-toi de rester patient face aux difficultés d’un élève ou face aux tiennes! ça aide.
 
#6 – Aménage à tout prix ton temps de récupération. Ne sacrifie pas tes loisirs à ton travail. Ne serait-ce que pour avoir un truc à raconter à la cantoche aussi du plat de raviolis! Pense à toi, préserve ton temps de détente et de plaisirs personnels. Pour ce faire, établis une progression plus ou moins précise à plus ou moins long terme pour ne pas avoir à tout reprendre au beau milieu de la nuit la veille de ton cours. Apprends également à travailler (parfois) dans l’urgence, sur la spontanéité et l’improvisation, plutôt que sur le détail, pour être au maximum de tes capacités physiques et intellectuelles face aux élèves. La fatigue est l’ennemi n°1 de l’enseignant !
 
#7 – Il est indispensable de prendre du recul par rapport aux problèmes (parfois graves) que certains élèves rencontrent chez eux ou ceux qu’ils génèrent au sein de la classe. Ne passe pas ton week-end dessus. N’oublie pas non plus que tu travailles toujours au sein d’une équipe. Il ne faut donc pas hésiter à parler des moindres difficultés rencontrées, et, si le problème est grave, ou s’il ne dépend pas directement de ta compétence, passe le relais à la personne la plus à même de résoudre cette situation.
 
#8 – De la même manière, tenir un journal de bord personnel, un cahier navette (à propos d’une classe en particulier, par exemple) peut s’avérer utile pour analyser les moments difficiles à tête reposée. Cela peut également permettre de mieux repérer les changements d’un élève, de l’atmosphère de la classe ou de soi-même, et de tester ainsi diverses solutions.
 
people of courage
 
Résumons-nous, pour prendre ce métier par le bon bout et être en mesure de faire face aux difficultés qui se présenteront nécessairement un jour ou l’autre au cours des nombreuses années qui t’attendent (non, ne compte pas !), il faut donc s’efforcer d’être reposé, dynamique, passionné et patient. Si les choses se passent mal, demande-toi d’abord si tu vas bien. Si c’est le cas, les solutions ne sont jamais bien loin.

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